De
création anglaise, il y a une centaine d’années, ces „épreuves champêtres »
n’ont pas tardé à être introduites sur le continent, tout en conservant leur
dénomination d’origine.
Pour
les chiens d’arrêt, elles sont de deux types : les concours de printemps dans
les blés verts et ceux d’été dans les chaumes, luzernes et betteraves. En
France, le gibier est composé essentiellement de couples de perdreaux sauvages.
En Suisse, où ceux-ci ont malheureusement disparus, notre field du 1er dimanche
de septembre s’exerce sur faisans d’élevage lâchés le matin même, sans mort du
gibier, le conducteur tirant à blanc lors de l’envol.Les concours d’automne sont
le reflet de la chasse pratique, avec mise à mort des perdreaux se déplaçant en
compagnies. Il s’agit d’épreuves sur gibier tiré (G.T.). Chez nous, même si nous
disposions du gibier nécessaire, ces concours seraient interdits !
Les
chiens d’arrêt continentaux, soit : les Epagneuls, les Braques et les Griffons
concourent séparément ou conjointement. Ils pratiquent une quête courte,
croisée, dite « à la Française ». Les chiens d’arrêt anglais, setters et
pointers, se livrent à des courses de vitesse avec des lacets pouvant atteindre
500 mètres.
Pour
tous les concours, le temps d’un parcours est de 15 minutes. Le juge suit le
conducteur, son appréciation portera sur la qualité et le bon déroulement des
diverses phases de l’action. Dès que le chien est détaché, il dispose d’une
minute de détente où les fautes qu’il pourrait commettre ne comptent pas. Un
coup de trompette annonce le début du parcours :
-
L’allure sera vive.
Le galop énergique en une rapide succession de mouvements roulants et ramassés.
Les lacets seront parallèles au conducteur, env. 30 m. devant lui et ne
devraient dépasser 200m. En bout, il tournera à l’extérieur.
-
Le port de tête sera
haut, dans la ligne du dos, toujours mobile démontrant une assurance olfactive
constante dans la recherche du gibier, Toutefois dans certaines circonstances
difficiles, de rapides contrôles au sol seront admis.
-
La quête doit être
intelligente et méthodique, couvrant bien le terrain disponible tout en restant
en contact avec le conducteur.
- L’arrêt sera pris
debout. A la prise d’émanation, le chien doit monter prudemment, mais avec
autorité pour bloquer le gibier.
-
Le couler à l’ordre
interviendra alors dans la direction de l’oiseau, jusqu’à son envol.
Un
chien à l’arrêt ne doit pas bouger ; celui qui court sous l’aile est éliminé,
tout comme celui qui poursuit un lièvre qu’il aura arrêté et ne revient pas au
coup de sifflet.
Les
juges ne basent pas leur classement sur le nombre de points pris, mais sur la
qualité du ou des points obtenus, l’allure inhérente à la race, la passion de la
chasse ; la puissance olfactive et le dressage seront déterminants.
Les
chiens de grand mérite qui n’auraient pas eu d’occasion pourront être repris
plus tard sur un autre terrain.
En
gibier tiré, la quête sera plus courte qu’au printemps pour pouvoir être servie
par les fusils officiels ; de plus seront jugés le rapport et la remise de la
pièce.
Les
juges peuvent attribuer les mentions suivantes :